Janvier Février 2010

Archives Départementales de la Creuse exposition

Cette nouvelle exposition des Archives départementales consacrée au patrimoine minier constitue l’occasion de rappeler le rôle essentiel des Archives départementales dans la collecte des archives publiques produites tant par les services publics de l’Etat que par les collectivités territoriales creusoises.

Mais si les Archives départementales s’en tenaient à cette mission, la société creusoise ne serait vue qu’à travers le prisme de l’administration et son étude en serait rendue bien difficile et incomplète. C’est un regard particulier sur les événements historiques qu’apportent les archives privées, les fonds de syndicats, d’associations, de familles ou d’entreprises. Avec leurs registres de comptabilité ou leurs livrets d’ouvriers, les fonds d’archives industrielles nous plongent dans la vie interne de l’entreprise. Ces documents, patiemment rassemblés et classés par les archivistes, nous dévoilent les choix et les stratégies des entrepreneurs ; ils nous permettent de comprendre le cadre, les conditions de vie et les conditions de travail des ouvriers.
Ainsi, cette exposition nous permet-elle de porter le regard sur un temps révolu, de nous souvenir et de rendre un hommage à ces hommes qui ont écrit, dans la souffrance, quelques pages de l’histoire des mines de charbon, d’or et d’uranium.
Il faut en effet se souvenir que le bassin houiller d’Ahun-Lavaveix a constitué le plus important bassin minier creusois. On rappellera qu’en 1874, alors que le bassin minier est en plein essor, 350 000 tonnes de charbon sont extraites de ce site tandis que près de 2 000 mineurs y travaillent.

Présentation de l’exposition :
Quatre fleurons majeurs miniers du département sont mis en lumière à travers une vingtaine de panneaux :
-    le charbon à Lavaveix-les-Mines et à Bosmoreau-les-Mines
-    l’or au Châtelet (commune de Budelière)
-    l’étain à Montebras (commune de Soumans)

Tout d’abord, une carte départementale permet de localiser les différents gisements présents sur le territoire creusois (19 sites). S’ensuit une partie consacrée aux techniques d’extraction : soit à ciel ouvert, soit souterraine. Puis, la vie du mineur est évoquée sous trois angles différents grâce à de très nombreuses illustrations : un jour au fond, un jour de grève, un jour de sainte Barbe.
Afin de mettre en exergue le fonds des houillères d’Ahun, un éclairage spécifique lui est consacré (présentation des conditions d’entrée aux Archives, du travail de classement et de la valorisation du fonds à travers l’inventaire).
L’exposition se termine sur l’évocation du devenir des archives des mines d’or du Chatelet qu’il n’est encore, actuellement, peu envisageable de rapatrier, de classer et de mettre à la disposition du public du fait de leur pollution par de la poussière d’arsenic.
Quatre vitrines présentent enfin des documents d’archives originaux ainsi que les équipements du mineur tels  que chapeau, casque, lampes et pic…

Ouverture au public du lundi au jeudi de 8h30 à 17h00 et le vendredi de 8h30 à 16h00.

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Cette exposition s’accompagne  de la publication de l’inventaire des archives de la SA des Houillères d’Ahun qui va permettre d’ouvrir des horizons nouveaux à la recherche historique et à la redécouverte du patrimoine industriel creusois !

Cet ouvrage est en vente aux Archives Départementales de la Creuse.
Tél. 05 44 30 26 50

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La majeure partie du fonds des Houillères d’Ahun a intégré les Archives départementales de la Creuse en 2005, conformément aux dispositions du Code de commerce, qui, dans le cadre d’une procédure de liquidation judiciaire, prévoit le transfert d’archives d’entreprise présentant un intérêt historique aux Archives départementales. A cette remise, se sont ajoutés trois dons successifs effectués par la dernière Présidente Directrice Générale de cette société. Un dernier don de deux registres de la Société anonyme coopérative des mineurs de Lavaveix-les-Mines est venu compléter le fonds en octobre 2008.

Jusqu’en 1939, ces archives se trouvaient stockées en deux lieux distincts, au siège social parisien de la Compagnie et à Lavaveix-les-Mines. Le transfert du siège social de Paris à Lavaveix-les-Mines, décidé en 1939, a pour conséquence le déménagement des archives conservées à Paris et la réunion des deux ensembles documentaires. Outre les pertes occasionnées lors de ces transferts, des dégâts importants sont imputables à l’incendie qui s’est déclaré en 1928 à l’usine d’agglomérés. Il est, en revanche, à noter que le fonds n’a pas subi de pertes au cours de la Seconde guerre mondiale, les archives de cette période étant très complètes.

Les conditions dans lesquelles le fonds des Houillères d’Ahun a été pris en charge par les Archives départementales, en 2005, n’étaient pas favorables : volume important, encrassement des documents, présence de nombreux vracs, prise en charge à un moment où plusieurs classements d’archives étaient déjà lancés, autant de facteurs susceptibles de différer le traitement de ces archives. Mais la richesse de ce fonds, de même que son importance matérielle, historique et mémorielle, ont rendu le traitement de celui-ci prioritaire.

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Posté le 15 jan 2010

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